|
L’Imperium, tu ne sais même pas trop ce que c’est. Ça fait 40 ans que vous vous taper dessus les uns et les autres sans qu’ils aient intervenu. Pour le coup, tu ne sais même pas si ça existe encore. Avant d’arriver dans ces putain de tranchés, tu aidais ta mère à la ferme (et oui ton père est mort lui aussi) afin de pouvoir nourrir la famille et payé les impôts. Ils disaient que c’était obligatoire si on voulait gagner la guerre. Si seulement on le pouvait, ça serait déjà pas mal en fait. Malgré ta bonne volonté, dans le village d’où tu viens, tu as toujours été mis à part. Comme si tu ne faisais pas partie de la famille et du village, comme une étrangère. Même ta mère ne t’a jamais particulièrement montré d’affection. Sans ménagement, le camion de transport de troupe se mis à freiner. De faibles sifflements et explosions faisaient penser que le front devait être encore loin. Tu mis le pied à terre, enfin, le pied dans la boue pour être exacte. Il pleuvait des cordes et ton pied s’est enfoncé presque jusqu’à la cheville. Brutalement, les autres gardes te poussèrent afin de te faire avancé pour libérer le passage. Un paysage de désolation. Des trous d’obus, de la boue, des tranchés et des barbelés à perte de vue. Le temps gris et la pluie rajoutant le désespoir à ce tableau dénué de couleur. Tu vois au loin une compagnie de 10 hommes revenir des tranchés, la plupart blessé mais absolument tous recouvert de boue et de vermine. Leurs regards traduisant l’incompréhension, la fatigue et l’absence. Ils ne sont plus que l’ombre des hommes qu’ils étaient avant d’arriver ici. Tu appartiens à la 7856e compagnie d’infanterie d’assaut. Suivant tes camarades, tu avances péniblement dans la boue en direction des lignes de front. Avant, il y avait bien des plaques posées au sol pour faciliter le passage mais ça fait longtemps qu’elles sont brisées ou recouverte de boue aussi. Selon les autres, c’est assez calme en ce moment, même si pour toi, les impacts incessant des obus te rappel en permanence la violence des combats. D’après le capitaine, les généraux prévoient une offensive très bientôt. Ils veulent faire une percé durant la nuit pour pouvoir infiltrer l’arrière de leurs lignes. Au fur et à mesure que tu avances, le bruit des obus devient de plus en plus présent, t’obligeant à baisser la tête à chaque fois. Des blessés sur brancard sont évacués vers l’arrière et tu commences à voir les cadavres des soldats allongés au sol. Abandonné là par manque d’hommes et de moyens pour les sortir de là. Le bruit devint assourdissant et violant. Les hommes valides, armé de leur fusil « des années 45 », sont postés dans la tranché, caché les uns à coté des autres tout en regardant le no man’s land, attendant les ordres. Cette guerre est on ne peut plus inutile. Aucun courage, aucun héroïsme n’est présent, juste la mort assuré à la prochaine charge. Le capitaine t’ordonne de te mettre en position avec les autres pour assurer la défense du point où ils sont. Au bout d’une demi heure à scruter l’horizon, tu te mis à parler à ton voisin, histoire de faire connaissance, avant de te rendre compte qu’il était mort, et cela depuis un bon moment. Tout à coup, alors que tu commençais à sombrer dans la déprime et la peur. D’énormes engins volant resplendissant descendirent du ciel dans un vacarme sans nom. L’aigle à deux têtes doré, le symbole de l’Imperium était exhibé sur chaque vaisseau. Le « bouche à oreille » diffusa l’information extrêmement rapidement. La Garde Impérial venait d’arriver. La guerre allait enfin se terminer… ou pas. 3 jours plus tard, les premiers gardes arrivèrent dans les tranchés. Leurs uniformes était bien différents des votre. Cela semblait être bien lourd à porter mais, malgré ça, les gardes se déplaçaient facilement et rapidement. Leurs fusils te semblèrent étrange également. On ne voyait pas les cartouches et il n’y avait pas d’encoche pour viser. Comment une poignée d’homme pouvait il faire la différence… La réponse arriva bien plus vite que ce que tu imaginais. Des tirs commençaient à raisonner au dessus de vous. Sporadique au début puis de plus en plus soutenu. L’arrivé des gardes vous avez fait baisser votre vigilance et vous n’aviez pas remarqué l’avancé de l’ennemi sous les fumées. Machinalement vous avez commencé à répondre à leur tir. Il fallait montrer à ces gardes que vous n’étiez pas des tirs au flanc. Mais alors que l’ennemi s’approchait, des claquements courts se firent entendre et des traits de lumières traversèrent le champ de bataille avant d’abattre avec efficacité les hommes en train de courir. Ce fut une boucherie. Sans possibilité de fuite, l’ennemi se fit trucidé par l’efficacité, la précision et la portée des armes des gardes impériaux. Médusé, vous assistiez au spectacle sans rien pouvoir faire. Impressionné par la puissance que quelques hommes pouvaient déployer. L’espoir commençait à renaître. Tu allais peut être survivre à cette guerre. Le lendemain, l’opération d’infiltration avait été décidée. Les impériaux avaient remanié un peu les plans mais ils considéraient que l’idée était bonne. C’est un major de la garde qui annonça la nouvelle, notre équipe avec le soutient de la garde qui allait devoir avancer. Nous allions monter au front de nuit afin de les surprendre mais aussi pour ramener des informations sur leurs positions. L’attente était longue et stressante. La nuit commençait à tomber. Il fallait attendre encore, jusqu’à 3h30 du matin. Pour tuer le temps, nous nous entraînions avec les nouvelles lunettes fournies par la garde. Elles permettaient de voir dans la nuit, un truc presque magique pour toi. Puis l’heure arriva. Plusieurs équipes avancèrent dans la nuit avec une petite distance entre elles. Ton équipe n’était pas la plus pressée mais vous vous approchiez quand même des lignes ennemies assez rapidement. Grâce aux lunettes, tu finis par distinguer une lueur derrière les lignes ennemies. Ça pouvait ressemblé à un feu mais ça avait l’aire de bouger, d’avancer même. Les équipes plus proches se mirent en alerte. « Le chaos, le chaos » ils disaient. Tu avais entendu cette histoire de la bouche d’un camarade de tranchée. Il disait que les impériaux étaient venu sur votre planète car une présence chaotique y avait été détecté et qu’il fallait l’exterminer à tout prix. Tout à coup, un éclair aveuglant traversa les équipes les plus avancées. De nombreux morts se trouvaient déjà au sol et les survivants se firent carboniser à leur tour en essayant de se replier. D’où tu étais, tu voyais que ces attaques venaient d’une personne enchaînée sur un chariot poussé par les soldats ennemis. La personne avait l’air de convulser et de la lumière brillante lui sortait des yeux. Cette créature du diable s’approchait de vous au fur et à mesure qu’elle détruisait les autres équipes. « A l’assaut !!!», l’ordre fut donné et en un instant, entraîné par tes camarades, tu avanças, arme à la main vers ce qui semblait être une mort rapide. Ça allait trop vite, tu voyais les éclairs passer près de toi, terrassant tes compagnons d’infortunes. Puis alors que tu arrivais, seul, face à face avec cette monstruosité, elle se mit à se raidir. En te regardant d’un air furieux, elle était comme paralysé. Le calme et l’incompréhension venaient de se déposer sur le champ de bataille, plus un bruit ne perturbait le duel qui venait de se créer entre cette chose et toi. Du sang commença à couler du nez et des yeux de l’homme qui se tenait toujours raide devant toi. Sa nudité et la blancheur de sa peau se révélèrent alors que la lumière aveuglante s’évanouissait. Les ennemis étaient apeurés à l’idée que tu puisses faire face à une telle aberration sans sourciller et finirent par s’enfuir. Tu étais toujours là, devant lui. Levant ton arme, tu collas une balle entre les 2 yeux de l’homme nu, lui faisant exploser le crâne par la même occasion. L’homme retomba sur son chariot, mort. Le silence devenait pesant, les soldats, camarades ou gardes, se tenaient à distance de toi, craignant une catastrophe ou autre. L’ordre de replis fut donné et tout le monde s’empressa de rentrer au bercail, sans particulièrement t’attendre. Un homme habillé de cuire sombre et d’une casquette de gradé s’approchât de toi. Il disait qu’il était commissaire et te mis au arrêt afin de pouvoir t’interroger afin de comprendre ce qu’il venait de se passer. Au petit matin, tu te trouvas assis sur une chaise dans une pièce vide d’un bâtiment préfabriqué apporté par l’Imperium. Deux hommes entrèrent dans la pièce. Tu reconnu l’homme à la casquette. Il avait le visage plus détendu que durant la nuit, il semblait plus serin. Cela te rassura avant de croiser le regard du 2e homme qui semblait lui bien plus froid et hostile. « C’en est une. » « Vous êtes sur ? » « Parfaitement, mes capacités son complètement annulé en sa présence. » « Vos capacités… celle d’un inquisiteur… pas possible ! » « Tu as de la chance petite, ton destin vient de changer du tout au tout. Tu possèdes une capacité rare que nous appelons ‘intouchable’. Aucun pouvoir psychique ne peut fonctionner en ta présence, les miens y compris. Et nous nous devons d’exploiter au mieux cette capacité au nom de l’Imperium et de l’Empereur.» Bonus de départ : Tu es ce qu’on appel une intouchable. Tu créés un vide psychique autour de toi sans le vouloir et aucun pouvoir psychique ne peut être effectué en ta présence. Cette annulation a une portée de 20 mètres. De plus lors de ton incorporation dans l’inquisition, tu as reçu un inhibiteur qui, quand tu le mets en marche, permet d’annuler ce pouvoir. |